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Présentation des oeuvres

Voici les textes de présentation des dix oeuvres en lice pour le Prix de la décennie, rédigés par dix des étudiants membres du jury, et lus lors de la remise du Prix, le 15 novembre 2013.

NOÉMIE GOURDE-BOUCHARD – CÉGEP DE L’OUTAOUAIS
La foi du braconnier de Marc Séguin

La foi du braconnier, c’est celle de Marc S. Morris, l’une des nombreuses conséquences de l’Amérique moderne, un métis qui tue des bêtes pour ne pas tuer des hommes. C’est un amalgame de sensations obsédantes comme une chanson de Nirvana, un goût de mort ou de truffe noire dans la bouche, une cuiller de caviar d’esturgeon frais, une odeur d’urine de moufette ou d’un mélange de sang et d’humus, la sensation du jaune et du blanc d’œuf pas cuit entre les doigts, le débordement d’un désir souterrain de conquête, des effluves de souris morte et d’humidité, une montée d’adrénaline, le bruit d’un couteau qui fend une peau qui veut fendre, l’envie de fuir comme la fumée qui s’échappe d’une bûche froide qui brûle encore, mais aussi celle de l’amour. L’amour qui apaise la violence comme l’acétone stabilise la nitroglycérine qu’on transporte dans le coffre arrière d’une voiture.

ALEX VANDAL-MILETTE – CÉGEP DE SOREL-TRACY
Il pleuvait des oiseaux de Jocelyne Saucier

À vol d’oiseau, au-dessus d’une forêt du nord de l’Ontario. Plusieurs destins sont sur le point de se croiser autour de tableaux couverts d’une suie noire, témoins silencieux des Grands Feux. Que ce soit cette jeune photographe en quête des derniers survivants desdits Feux, ces deux vieillards qui ont déjà signé à l’avance leur arrêt de mort, ou encore cette vieille femme qui a vu sa vie s’effriter tout au long d’un internement injustifié. Récit où la liberté prime, Il pleuvait des oiseaux est la preuve que la vie, la vraie, peut débuter à tout moment, et, qu’au fond, ce n’est que ça qui compte.

ALEXIS LANGLOIS-RÉMILLARD – CÉGEP DE SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU
Catastrophes de Pierre Samson

Au commencement, il y avait la déception. Et puis, la catastrophe : la rancœur de l’ignoré qui se venge dans un geste inaccoutumé. Un petit mensonge qui s’enfle démesurément lorsque, finalement, l’impensable se produit : quelqu’un s’intéresse à l’insecte. De ce mensonge à l’hémoglobine giclant, en passant par la voiture d’un garçon au short trop court, il n’y a qu’un pas ! Pour accompagner cela, nulle émotion, mais plutôt une ironie cinglante, ou sans gants selon le point de vue. Pierre Samson réussit ici un livre structurel qui fera des bouches des lecteurs-adeptes du défi linguistique, un Éden diluvien.

JUSTINE FALARDEAU – CÉGEP DE SAINTE-FOY
Anna Pourquoi de Pan Bouyoucas

Anna Pourquoi est né d’un mystère ; deux mots écrits sur des rochers, quelque part sur le relief d’une montagne, en Grèce. Ce roman met en scène des personnages inusités : une sœur qui a l’expérience du monde, une jeune novice qui le fuit dans la religion et un jeune prêtre, peintre d’icônes incompris, qui vient bouleverser les choses au Kastro, la forteresse sur la montagne. Anna Pourquoi est un court roman qui sent la mer, un roman bleu et blanc avec du rouge et du noir, pour la passion et l’effroi. Que sont les histoires des hommes, face au cycle impitoyable des saisons, et à celui de la vie et de la mort ? C’est une des questions soulevées par le roman de Pan Bouyoucas. Une parmi d’autres, puisque Anna Pourquoi est aussi un roman sur le mystère du destin de l’homme.


SUZANNE ZACCOUR – COLLÈGE JEAN-DE-BRÉBEUF
Le ciel de Bay City de Catherine Mavrikakis

Le ciel de Bay City n’est pas noir mais mauve. Pour Amy, il n’en est que plus sombre. Comment croire en l’avenir qu’il annonce, quand les fumées d’usines qui le colorent ne peuvent que lui rappeler celles des camps où sa famille a péri ? Comment échapper au fardeau d’une histoire européenne qui n’est pas la sienne, quand l’illusion du continent neuf est ternie par son propre lot de massacres ? « Il faut incendier le ciel. Mets donc le feu à tout cela », dira son grand-père. « Le ciel est prêt à prendre feu. Toute ma douleur partira en fumée », pensera Amy.


MARIE-HÉLÈNE GUILBAULT – CÉGEP SAINT-LAURENT
La constellation du Lynx de Louis Hamelin

Comme un astronome scrutant l’immensité de la voûte céleste à la recherche de nouveaux éléments, Samuel Nihilo plonge dans un passage sombre de l’histoire du Québec pour y voir plus clair. Telle une constellation d’étoiles, les mensonges, les conspirations et les trahisons s’agglutinent et se relient sur une même toile : la crise d’Octobre. Cette page de notre histoire détient de vieux secrets oubliés et Nihilo, en l’honneur de son mentor, veut faire briller la vérité. C’est en explorant conjointement le passé et le présent qu’il déterrera ce qui a été longtemps caché. La Constellation du Lynx déchire le voile de l’ignorance sur ce sujet sensible et nous entraîne dans une réalité qui donne le vertige.


KARL MARCOTTE – CÉGEP D’ALMA
La fiancée américaine de Éric Dupont

Récit épique où s’entrecroisent et s’entrechoquent le destin de personnages inoubliables en tous lieux, toutes époques, La fiancée américaine se veut une courtepointe à l’image de notre culture. Chacun peut trouver son compte parmi les histoires d’homme fort, de tante rebelle, de grand-mère fantôme, parmi les splendeurs et misères que vivent plusieurs générations de Lamontagne. Telle une ceinture fléchée, toutes ces couleurs narratives se nouent et se ficellent, autour de la musique, de la bonne bouffe et des petites guerres comme des grandes.


MYRIAM ROY – CÉGEP DE SHERBROOKE
Nikolski de Nicolas Dickner

Nikolski : « village habité par 36 personnes, 5 000 moutons et un nombre indéterminé de chiens » situé sur l’île Unmak en plein océan Pacifique. L’histoire débute par la découverte de ce premier détail : un compas trouvé dans une boîte de vieilleries. Le compas Nikolski, celui qui pointe directement 34 degrés à l’est du Nord, en plein centre de ce petit village.
Puis, trois personnages quittent leur lieu de naissance pour découvrir un bout de monde, un bout d’eux-mêmes. Ils semblent n’avoir rien en commun. L’un est libraire dans une bouquinerie, l’autre désire étudier l’archéologie (et les déchets), la dernière se recycle en poissonnière le jour, et voleuse d’ordinateurs dans les conteneurs à ordures le soir, aspirant devenir à sa manière une pirate de renom et faire honneur à ses ancêtres. Chaque détail compte dans ce roman. Les pièces du casse-tête prétendent être des éléments disparates, mais sont vite liées par la force des choses. La beauté du roman, c’est tout ce qui est fortuit, imprévisible. C’est cette force de vivre, malgré l’inconnu.


STÉPHANIE LAVIGNE – CÉGEP LIONEL-GROULX
Hadassa de Myriam Beaudoin

Le choc entre deux cultures peut-il être suffisant pour empêcher deux personnes d’apprendre à se connaître ? Alice, nouvelle enseignante dans une école primaire pour juives orthodoxes, prouvera que nos mœurs ne définissent pas qui nous sommes, mais que c’est plutôt ce qui est dans notre cœur qui nous représente. Alice fera tout ce qu’elle a en son pouvoir pour mettre des étincelles dans la vie de ses élèves, de la création d’une bibliothèque secrète à des promenades en ville. Parallèlement, une discrète histoire d’amour se formera entre deux personnages appartenant à deux mondes opposés. Bref, Hadassa montre que l’amitié et l’amour peuvent naître au-delà des apparences et des préjugés.


VANESSA BENOIT – CÉGEP DE RIVIÈRE-DU-LOUP
Contes butô de Ook Chung

A l’origine des Contes butô sont des histoires : histoires de personnages parfois anonymes, des hommes, des femmes, des poètes, des soldats du passé.
A l’origine des Contes butô sont la névrose et la solitude, l’humain, dans toute sa simplicité et sa complexité.
A l’origine des Contes butô est l’imaginaire : des rêves sublimés, des situations insolites, des créatures fantastiques.
Enfin, on pourrait lire les Contes butô comme une danse : danse de l’obscurité, valse entre désirs et frustrations, lenteurs et saveurs, ombres et lumières.



Echéancier

  • OCTOBRE 2016

    Inscription des collèges et cégeps participants : date limite 24 octobre

  • NOVEMBRE 2016

    Dévoilement des 5 titres en lice, le vendredi 11 novembre 2016

  • JANVIER 2017

    Début des activités de lecture dans les collèges et les cégeps participants.

  • FÉVRIER - MARS 2017

    Rencontres causeries avec les auteurs
    organisées par le CRILQ :

  • 2 mars 19h Montréal
    Cégep du Vieux Montréal
    255, rue Ontario est, 7e étage
  • 9 mars 19h Québec
    Maison de la littérature,
    40 rue Saint-Stanislas (Québec)
  • FÉVRIER - AVRIL 2017

    Délibérations locales, élection des représentants et scrutin général.

  • AVRIL 2017

    Délibérations nationales le jeudi 6 avril 2017.

    Café littéraire et cérémonie de remise du Prix au Salon international du livre de Québec, le vendredi 7 avril 2017.


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